palikao a écrit :
Tu comprendras que c'est assez gênant pour des grosses boites pharmaceutiques de trouver un substitut à l'héroïne qui ne soit pas addictif.
Parce que la sécurité sociale, au moins c'est un client qui règle toutes ces factures... ça serait dommage de se priver d'une clientèle malheureusement fidèle.
Et maintenant, combien de type qui démarre directement au subutex sans n'avoir jamais été héroïnomanes !
Très faux...
Le principe du subutex, c'est juste de bloquer les récepteurs de l'héro.
Comme le Champix avec la nicotine, en fait...
Le subutex n'a, en soi, quasiment aucun effet psychotrope.
ed_wood a écrit :
Que la cannabis est une drogue, bon faut savoir qu'aucune dépendance au cannabis ni physique ni psychologique n'est possible (en comparaison c'est comme du chocolat, niveau dépendance hein) on devient accro au tabac que l'on joint au cannabis, mais pas au cannabis en lui même.
Après entendre (pas ici cela dit ) que ça peut mener à l'overdose, ça me fait bien rigoler, certes il y a un risque, les gens qui peuvent être sujet à la schizophrénie, le seront encore plus avec un usage régulier du cannabis.
Des troubles de la mémoire à la longue peuvent apparaitre (moins qu'avec l'alcool, d'ailleurs pour moi l'alcool est beaucoup plus dangereux).
Pas de dépendance physique, OK.
La dépendance psychologique peut en revanche être assez forte...
Les autres effets nocifs que tu cites (et encore, tu as oublié le cancer) ne sont pas à prendre à la légère.
Que l'alcool soit plus dangereux, c'est un fait. Ce n'est pas pour autant que le canabis est anodin. Sinon, à ce compte-là, le mec qui s'enfile 6 litres de rouge par jour pourra toujours te dire "c'est moins grave que si je prenais de l'héro"...
ngen a écrit :
palikao a écrit :
Tu comprendras que c'est assez gênant pour des grosses boites pharmaceutiques de trouver un substitut à l'héroïne qui ne soit pas addictif.
Absolument , et d'ailleurs ça rejoint le problème des anti dépresseurs, qui - c'est écrit noirs sur blanc dans les notices- doivent être pris durant des mois, souvent même des années pour être "efficace" . Du coup, il est impossible de savoir si une personne va mieux grâce au prozac, ou tout simplement par une évolution naturelle de son humeur. Comme je l'ai dit plus tot, je ne fais ni distinction , ni hiérarchisation entre drogues illicites et prescrites .
Et revoilà ce parallèle insensé entre des drogues dures prises dans un but de défonce et des médicaments pris pour lutter contre une pathologie...
Tu sais ce que c'est, du Prozac ? Si tout va bien pour toi, tu peux en prendre autant que tu veux, ça ne te défoncera pas le moins du monde. ca ne te rendra même pas euphorique.
Par contre, si tu as par exemple une phobie sociale, ça va te permettre assez rapidement de ressortir de chez toi, de mener à nouveau un semblant de vie sociale, et de te rendre réceptif à une psychothérapie qui finira par te guérir.
Tu sais ce que c'est de l'Anafranil ? Un truc qui ne te défoncera pas si tu en prends, mais qui pourra t'empêcher de te flinguer en cas de grosse dépression... et quin permettra de rétablir le dialogie avec toi...
A un moment donné, il faut quand même savoir de quoi on parle, et chercher à comprendre les pathologies pour lesquelles on traite les gens avant de porter ce genre de jugements à l'emporte-pièce sur les médicaments, ceux qui les prescrivent et ceux qui les consomment...
Car ce genre de propos, c'est comme si je regardais crever mon voisin de la pneumonie en disant que la Péniciline est une belle merde dangereuse qui fout la chiasse...
Bon, pour en revenir dans le vif du sujet : pour ou contre la dépénalisation ?
Pour la dépénalisation concernant la consommation.
Contre la dépénalisation concernant l'importation et la vente.