danny1980 a écrit :
Tu sais, en temps qu'artiste plasticien, si tu remets un projet, la première question que l'on te pose, ce n'est pas le contenu artistique qui est demandé, mais "combien ca va coûter" et "combien ca va rapporter". Tout simplement parce que dans les galeries mais également dans les labels musicaux, tu n'as pas des artistes qui dirigent, mais des businessmen qui voient l'art comme une production, avec des impératifs de rentabilité similaires à ceux de l'entreprise !
Alors, pour répondre à la précédente question "où est l'art", je réponds que l'art, ils s'en foutent royalement !
Je suis d'accord avec toi, le rapport
Qualité/Potentiel commercial tend à la baisse. C'est le principe économique de consommation de masse, on privilegie le marché potentiel touché à la qualité de l'objet. L'"objet artistique" (quelque format que ce soit) le moins accessible, le moins démocratique ne trouve pas vraiment de tribune où s'exprimer.
Mais quelque part, si le rock échappe à ces logiques mercantiles de masse, ça devrait privilegier sa qualité théoriquement.
Le fait que le rock ne soit plus une musique populaire en fait quelque chose d'élitiste quelque part, plus dur d'accès aux neophytes. Alors qu'avant la décénnie 90', le rock était l'un des archétype, me semble-t-il, de la musique populaire. Desormais, il faut être un initié pour connaitre le rock, du fait de sa sous-mediatisation.
Mais bon, on n'échappera pas aux groupes de rock-MTV style RHCP et Muse qui ont cette logique mercantile "de masse", poussé par les Majors.
Après est-ce bien où pas la logique mercantile dans le rock, chacun son opinion sur la question.