Actualité politique / Règles en page 1

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Dark Schneider
En fait, La Prisonnière du désert est l'adaptation d'un roman, et c'est le roman qui s'inspire de l'histoire, réelle, d'un noir. Mais je ne sais pas si le personnage est également "blanchi" dans le livre (sans doute). De plus, le roman n'est pas une adaptation biographique de cette histoire, l'auteur avait d'autres sources d'inspiration, il y'a au moins une soixantaine d'affaires similaires à cette époque, et certains passages du film s'inspirent d'une histoire semblable et documentée, vécu par des blancs cette fois-ci. Donc difficile de vraiment parler de white washing dans ce cas là.

Un film avec John Wayne que j'adore c'est "Les Cowboys", sorte de récit initiatique avec des gamins et un Wayne vieillissant donneur de leçon, bourru, paternaliste mais touchant, accompagné d'un cuisinier noir.
Mr Park
J'ai vu la prisonnière du désert il y a longtemps dans ma période ultra-cinéphile (je bouffais littéralement tout ce qui passait). Je pense avoir vu assez de films de Wayne pour me faire une idée assez précise du bonhomme, même si il a pu donner de temps à autre dans le contre-emploi.
Bucker
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Le bonhomme a exprimé des opinions révoltantes sur plus d'un sujet, mais c'était un grand acteur dont les rôles ont été plus divers que son stéréotype de cowboy macho. Il est excellent aussi dans L'homme qui a tué Liberty Valance, qui reste pertinent à l'époque de Trump.
Ahnonmaisoui
J'ai pas vu le reportage sur Arte, mais quand même c'est frappant cette exclusion des noirs du western. Ça paraît évident car les noirs-américains n'ont de toute façon pas eu de place à Hollywood, mais au delà, les américains blancs n'étaient pas prêts à voir les indiens et les noirs côte à côte. Il y a pourtant eu beaucoup d'échanges et de mélange, et de belles histoires à raconter. Mais les présenter ensemble aurait fait dépasser leur statut de victime et permis de mettre en scène une solidarité d'oppression, et ça c'était sans doute trop.
Mr Park
Bucker a écrit :
Le bonhomme a exprimé des opinions révoltantes sur plus d'un sujet, mais c'était un grand acteur dont les rôles ont été plus divers que son stéréotype de cowboy macho. Il est excellent aussi dans L'homme qui a tué Liberty Valance, qui reste pertinent à l'époque de Trump.


Je t'avoue que le personnage a pris le dessus sur l'acteur pour moi (même si c'est probablement une erreur de ma part, il a tourné dans tellement de films que j'ai forcément raté des pépites). Mais je ne le réduis pas qu'au cow-boy qui dégomme de l'indien au petit déjeuner, il y a aussi les Bérets verts et ce genre de film bien plus politique qu'il n'y paraît. On pourra dire que c'est "le reflet d'une époque"...
Biosmog
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Surtout qu'il a été quasi à 99% la chose de John Ford (l'exception étant Les Bérets verts). Je ne comprends pas vraiment votre discussion sur Wayne.
C'est John Ford qu'il faut interroger, avec effectivement un truc très troublant, très complexe, au niveau d'un conservatisme contrarié. Peut-être comparable à Clint Eastwood. Il faut peut-être être américain pour comprendre. Je n'ai vraiment aucune culture cinéphile, et encore moins sur ce monstre du cinéma qu'est John Ford.
Vous battez pas, je vous aime tous
Mr Park
Biosmog a écrit :
Surtout qu'il a été quasi à 99% la chose de John Ford (l'exception étant Les Bérets verts).


Pas vraiment, Wayne c'est 180 films en tout (merci wiki). Certains de ses plus grands rôles sont l'oeuvre de Ford effectivement, mais il a fait beaucoup d'autres choses. Et Wayne c'est tout de même le conservatisme ricain le plus réac' de l'après-guerre et du McCarthysme (années propices à la chose, je le concède), il y a la Destinée Manifeste, l'anti-communisme, il a même fondé un groupe d'acteurs conservateurs.

Biosmog a écrit :
Je ne comprends pas vraiment votre discussion sur Wayne.


A la base je disais à KawaZ que les films de guerre américains des années 50-60 étaient moins révisionnistes que les westerns de la même époque (ils sont souvent ridicules, mais pas révisionnistes), Bucker n'est pas d'accord avec ça. Pourtant, de ce que j'ai vu (on trouvera toujours des contre-exemples bien sûr), c'est quand même souvent le gentil cow-boy qui va dégommer du méchant indien (voleur, fourbe,...), il y a une vision très raciste et surtout fausse (révisionniste du coup) là-dedans. Une fois de plus, la Destinée Manifeste était encore en vogue à cette époque. Je trouve que Wayne est un peu le visage de cette période, mais je peux me tromper.

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