The Velvet Underground - White Light/White Heat - 1968
White Light/White Heat est le deuxième album du groupe de rock américain
The Velvet Underground, sorti en 1968 chez la maison de disques Verve Records.
(Voir
The Velvet Underground & Nico - 1967 page 30)
Ce fut le dernier album du groupe à être enregistré avec le bassiste et membre fondateur du groupe,
John Cale.
Histoire
Après les ventes décevantes du premier album du Velvet Underground,
The Velvet Underground and Nico, la relation du groupe avec
Andy Warhol se détériora.
Ils tournèrent pendant la plus grosse partie de l'année 1967 et la plupart de leurs performances live d'alors contiennent des improvisations bruitistes qui deviendront un élément central de White Light/White Heat.
Le groupe renvoya Warhol, se sépara de
Nico et enregistra ainsi l'album en compagnie de
Tom Wilson, qui endossa le rôle de producteur.
Enregistrement
L'album fut enregistré en tout juste cinq jours continus et dans un style et une façon de faire radicalement différentes, comparé à l'album précédent.
Des décennies après sa sortie, John Cale le décrivit comme « un disque vraiment féroce... le premier avait une certaine douceur, une certaine beauté.
Le second était délibérément anti-beauté. »
Sterling Morrison parla de l'état d'esprit du groupe au moment de la conception du disque en ces termes :
« Nous étions tous tirés dans la même direction.
On pouvait s'entraîner les uns les autres vers une falaise, mais nous allions définitivement tous dans la même direction. »
Contenu
Les critiques et fans du groupe décrivirent l'album comme appartenant aux genres du rock expérimental, du proto-punk, du noise rock et de l'art rock.
Les paroles des chansons sont principalement centrées sur les drogues et les références sexuelles (comme les fellations ou les orgies), comme la chanson
Lady Godiva's Operation (le nom étant tiré de la légende de la noble anglaise du même nom, qui aurait traversé nue les rues de Coventry), traitant de la lobotomie ratée d'une femme transgenre, tandis que la chanson-titre, Withe Light/White Heat décrit la consommation d'amphétamines.
Here She Comes Now est bâtie sur un double sens et la dernière chanson de l'album,
Sister Ray, raconte une histoire pleine de débauches impliquant notamment des drag queens se retrouvant dans une orgie ratée et contient une jam improvisée de dix-sept minutes partant d'un accord de trois cordes.
Playlist Complète :
Être plutôt que paraître, brouter plutôt que paître...