Doc Loco a écrit :
Bon, je commence à faire partie des "believers"
.
A la première écoute, j'ai trouvé l'abum mou et décevant. La faute à U2: ils z'avaient qu'à pas annoncer cet album comme "rock de la mort qui tue"
C'est de ta faute aussi, tu n'as pas obéi à la règle n°1 : IL NE FAUT JAMAIS CROIRE CE QUE RACONTE BONO.
Le coup de l'album rock, il le sort à chaque fois.
Citation:
Mais plusieurs écoutes après, je "rentre" dedans - c'est un disque assez ambiant, qui risque de bien vieillir. Le seul reproche que je lui ferais est une production, certes excellente, mais un peu convenue, peu riche en grosses surprises (mais il y'a de jolies finesses, surtout au niveau des grattes). Vraiment, U2 aurait tout intérêt de quitter la sécurité de ses producteurs attitrés et engager un iconoclaste qui les bousculeraient vraiment - pas évident vu la somme d'égos ...
Le problème est à mon avis plus complexe que la somme d'égos (qui intervient forcément, vu les gugusses en question).
Par exemple, pour l'album précédent, ils ont annoncé qu'ils travaillaient avec Chris Thomas, qu'ils allaient changer, bla bla, et au final le Thoma s a dû bosser sur une ou deux chansons. Et de retrouver les Lanois, Eno, Flood et surtout, celui qui jusqu'au bout les sauvera quand ils iront dans le mur : Steve Lillywhite (producteur des premiers albums pour ceux qui l'ignorent). D'ailleurs c'est presque du n'importe quoi cet album, avec un producteur par chanson.
U2 est un groupe qui fonctionne bizarrement. Un peu comme des éponges. L'exemple d'Achtung Baby est parlant. On en parle souvent comme de l'album berlinois de U2 (la présence d'Eno aide) alors qu'au fond ils n'ont passé que deux mois à Berlin et ont péniblement rapporté deux chansons et une vague idée qui allait demander pas mal de temps et de travail avant de donner One. Par la suite, c'est en retrouvant le confort de Dublin et les habitudes du tandem Lanois/Eno qu'ils ont tout régurgité et qu'ils ont vraiment conçu le disque. (Précisons que ce n'est pas leur genre de se pointer avec des chansons toutes prêtes en studio, eux ce sont des idées de riff, de rythme qu'ils triturent dans tous les sens dans l'espoir d'en tirer un morceau.)
En clair, je ne suis même pas certain que le groupe soit capable de bosser avec une nouvelle personne sur la totalité du projet. Ou alors le disque ne sort jamais.
@smog : je comprends ton point de vue. L'intérêt de U2 est d'avoir eu différents "visages", chacun pouvant préférer l'un ou l'autre (pour moi c'est durant la tournée ZooTV qu'ils ont atteint leur sommet). Mais la période Rattle&Hum est révolue depuis vingt ans, il ne faut pas attendre la suite.
@Yoshi73 : je commence à me faire à Magnificient, d'autant que la version live chez Letterman était de bonne facture. Bono retrouve de la voix. Certes il décroche plus qu'à l'accoutumée, mais c'est nettement meilleur que lors des premières sorties (Grammys, Brit awards...)
(m'énerve à m'agiter sa Gretsch sous le nez celui-là, même si j'adorerais le voir sortir la White Falcon)
Sinon le pronostiqueur minable que je suis parie sur Fez being born en ouverture.
Et tant que nous y sommes, première live d'un nouveau titre hier soir :
Enfin, pour ceux qui aiment leur U2 brut de fonderie :
lemgement lemg