Racisme dans le rock (metal et punk)

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    le 09 Oct 2004, 21:10
Musique Métal

Le Métal, tout comme la majorité des musiques populaires du vingtième siècle, est fortement lié à l'industrie du disque dans le sens où celle-ci impose son standard en matière de support matériel, de durée, de sonorité, de production. Si le Rock'n Roll est né dans les années cinquante avec l'essor de l'industrie phonographique, le Métal est arrivé plus tard, et fort de l'expérience du Rock.

Le rapport de l'auditeur à l'enregistrement s'est d'ailleurs inversé avec l'essor de ce dernier : comme dans beaucoup de domaines, c'est désormais un modèle « à l'américaine » qui régit la production phonographique mondiale. En effet, étant donné la mondialisation des marchés, y compris celui de la musique, on achète désormais un disque pour ensuite, éventuellement, aller écouter l'artiste en concert. Dans un premier temps, la réputation d'un groupe ne se forge plus grâce à sa prestation scénique et vivante.

L'autre aspect du milieu métal, c'est-à-dire l'échange d'enregistrements pirates, de copies, et de démos de groupes locaux, profite aussi de la démocratisation des outils de l'industrie musicale, notamment informatiques et de communication, pour s'auto-produire. Les documents qui nous ont permis, préalablement à l'analyse musicale, de comprendre un tant soit peu le(s) mouvement(s) métal, les esthétiques et les éventuelles idées à la base de celles-ci, sont d'ailleurs principalement tirés de l'Internet. Il s'agit du guide www.allmusic.com, la chronologie d'Éric Lestrade, et l'inégale compilation de « Spinoza Ray Prozac » issue du provocant www.anus.com.

1.11 - Histoire

L'expression “Heavy Metal” apparaît pour la première fois dans la nouvelle Nova Express de William S. Burroughs où l'auteur dépeint une société fictive de haute technologie et de négation de l'humain. Elle est utilisée à la même époque dans la chanson Born to be Wild du groupe Steppenwolf. Ses paroles résument l'ambiguïté entre la violence, la peur, et la paradoxale attirance pour celles-ci :

I like smoke and lightning

Heavy Metal thunder

Racing with wind

And the feeling that I'm under



L'histoire du Métal depuis ses origines donne une impression globale de questions-réponses entre la vieille Europe, principalement l'Angleterre (mais aussi la Scandinavie, l'Allemagne), et les États-Unis. En effet, la naissance des courants principaux s'opère toujours par réaction à un aspect trop brut et violent de la musique ou, au contraire, trop populaire et trop commercial. Dans le premier cas, le Métal, de par son caractère rock « universel » s'adapte aux particularismes locaux (comme dans la musique du groupe Sepultura par exemple), se métisse, ou s'assagit, se popularise et se commercialise mieux. Dans le second, un retour s'opère aux bases du Heavy Metal, qui revêt un caractère toujours plus violent, comme pour la naissance du Black Metal ou du Death Metal.

A partir de l'après deuxième guerre mondiale, le Rock, de langue anglaise et de culture américaine, s'exporte. Né avec les enfants du baby-boom, il est un genre musical en devenir apprécié universellement. Il est donc naturel que deux groupes anglophones de la fin des années soixante soient à l'origine du Métal.

Le groupe anglais Led Zeppelin annonce premièrement la musique hard rock (littéralement « rock dur »). Ce groupe issu des Yardbirds joue à l'origine du Blues-Rock. Jimmy Page, guitariste et John Paul Jones, bassiste sont déjà, avant la formation du groupe, des musiciens de studio reconnus. Led Zeppelin va tout de suite s'orienter vers un style parfois nommé « Heavy Blues » étant donné la violence de l'interprétation. Au-delà de la musicalité et des influences du groupe, c'est la puissance de la batterie, de la guitare et de la distorsion, la voix parfois criée et suraiguë de Robert Plant qui ouvrent le chemin aux musiques plus extrêmes. Il existe certes des différences entre le Hard Rock et le Métal (notamment en ce qui concerne la technique de chant, qui peut définir à elle seule un des sous-genres de ces musiques), mais les deux vont par la suite beaucoup s'influencer pour finalement être difficile à séparer.

Il nous faut noter que Led Zeppelin a aussi eu beaucoup d'importance en terme économique, social et d'image. Outre les « on-dit » sur les penchants pour l'occultisme de certains de ses membres, cette musique est aussi liée à la démesure des tournées mondiales, des shows durant parfois plus de trois heures, et des profits engendrés.

Le deuxième groupe, également anglais, “moins subtile, mais plus déterminant” comme le décrit le guide www.allmusic.com, est Black Sabbath, groupe de Blues-Rock à l'origine, et passionné par l'occulte et l'effet des drogues. La voix reste chantée (même si elle sonne « poussée ») et le jeu instrumental doit aussi beaucoup au Blues-Rock de l'époque, avec cependant une sonorité de guitare plus saturée, plus distordue10. Cette naissance du Heavy Metal se déroule parallèlement avec la fin de la musique psychédélique et le début du Rock progressif, catégories avec lesquelles le nouveau genre peut alors être un peu confondu.

Aux États-Unis, le courant apparaît sous une forme plus accessible et spectaculaire, avec des groupes comme Alice Cooper, Kiss, Aerosmith, Van Halen, AC/DC. La réaction du vieux continent au milieu de la décennie 70 est une sorte de retour aux sources avec la naissance d'une musique plus rapide et plus menaçante : la New Wave of British Heavy Metal (avec notamment les groupes Judas Priest, Iron Maiden, Motörhead). Celle-ci influence elle-même la naissance du courant thrash dans les années 80, allant à l'encontre d'une nouvelle dérive pop du genre qui commence à entrer dans les classements de ventes. Le Thrash Metal (appelé aussi Speed Metal par certains) est rapide, à l'écriture complexe, très technique instrumentalement, parfois mélodique, et s'inspire aussi du mouvement hardcore / punk (lui-même anglais). Les meilleurs représentants du genre ont pour nom Metallica, Slayer, Anthrax, Megadeath. Si nous considérons la musique métal comme un signal d'alarme social, cette surenchère de technique et de violence peut aussi être une réaction par rapport à l'« American Way Of Life » et la société de consommation de l'époque.

A partir des années quatre-vingt-dix, le Métal s'ouvre à de nouvelles influences à l'image de l'évolution post-moderne de nos sociétés : le courant grunge, les influences hip-hop, la musique électronique viennent s'y mêler. Le son rock et distordu, l'important volume sonore, le côté spectaculaire de la musique sont rentrés dans les moeurs mondiales. L'omniprésence des médias permet à ceux-ci de tirer parti du potentiel économique de cette musique de plus en plus populaire, ce qui influe en retour sur la création musicale et l'appréhension de cette partie visible du milieu Métal par le grand public. De plus, l'évolution technologique permet la démocratisation d'outils d'enregistrement de qualité, et d'auto-promotion avec l'Internet principalement.

Dans le même temps, le côté underground du Métal (authentique ou puriste selon les visions), même s'il peut bénéficier d'une manière ou d'une autre de la notoriété de groupes plus sages et plus commerciaux, se durcit. Deux styles dérivés du Thrash, encore plus rapides et plus violents, émergent : Death Metal et Black Metal13, ainsi que plusieurs autres de façon locale d'abord.

Nous voyons donc que la musique métal est une forme de musique violente très récente issue de Blues et du Rock, et qui a considérablement évoluée en trois décennies. Accumulant les influences, elle a aussi engendré une multitude de sous-genres partout dans le monde, ce que nous montre le tableau d'Éric Lestrade.

Figure 1 : Chronologie de la musique métal d'Éric Lestrade

http://www.multimania.com/ericlestrade/


1.12 - Idées

Né d'un Blues-Rock confronté à l'essor de l'amplification électrique à laquelle ont largement contribué The Who, Jimi Hendrix, ou Cream par exemple, le Heavy Metal n'est pas coupé de la musique rock. Il en est une forme spéciale, “la plus extrême en volume, en violence, en théâtralité, et parfois dans l'idéologie même”. S'il a toujours pu être controversé et considéré comme une musique pour adolescents ou un refuge musical pour satanistes, le Métal conserve une certaine constance, a généré beaucoup de styles, et possède un fort potentiel underground, car il est une musique volontaire : les premières preuves en sont la multitude de concerts amateurs ou pas, le relatif bénévolat des musiciens (surtout dans le courant Hardcore), et la démarche de fans qui diffusent les informations et les tracts.

“Mon unique propos a toujours été de m'exprimer.” Cette phrase de Paul Stanley, membre de Kiss, telle que nous la donne Spinoza Ray Prozac, résume parfaitement le côté hédoniste des musiques Hard Rock et Métal. Il se ressent dans leur aspect scénique, où l'hédonisme est mode d'expression de lui-même. Le volume sonore important, l'expression tribale des percussions, la « lourdeur » du son créent un rapport tellurique à la réalité. La définition que Spinoza Ray Prozac nous donne du Métal, d'un point de vue philosophique, est claire et convenable : un nihilisme existentialiste. En outre, le parallèle avec la philosophie de Nietzsche, notamment avec les notions de surhomme, de volonté de puissance, est possible mais relatif.

D'un point de vue social, le Métal peut être considéré comme une contre-culture, une réaction apolitique contre un système, et comparé à la musique punk en tant que signal d'alarme. Nous pouvons aussi y retrouver des valeurs proches de celles d'un romantisme désabusé (vision nihiliste du monde), introspectif, aux sentiments exacerbés et fasciné par une mort salvatrice. Techniques musicales mises à part, il n'est pas impossible d'établir des correspondances avec les univers désabusés de Schubert, Schumann, des poètes qui les ont influencés, ou de l'expressionnisme allemand.

Cette musique est fascinée par le chaos, la mort et la souffrance, omniprésents dans les textes et les compositions même. En plusieurs points, elle s'oppose à une société occidentale qui a basé ses principes sociaux, individuels et mystiques sur une vision judéo-chrétienne du monde, la polarité du bien et du mal, le tabou de l'enfer, etc. Socialement, le Métal possède alors une nouvelle “image attractive [et structurante] pour des légions de jeunes de banlieues désabusés”. La rupture avec la société n'est évidemment pas totale, étant donné que cette contre-culture, “méthode d'examen de la peur et du désespoir” comme la définit Spinoza Ray Prozac, a pour armes les outils de composition occidentaux et l'instrumentation du Rock. Le Métal puise sa force dans l'ambiguïté : chaos sonore et précision rythmique, folie destructrice et rédemption. Elle ne peut être considérée ni comme une agression apocalyptique, ni comme une complète catharsis.


a) Satanisme et Occultisme

L'intérêt pour les choses occultes et le « culte de Satan » a toujours été lié à l'image du Métal (genre lointainement issu du Blues, lui-même déjà décrit comme une musique du diable dès ses origines). En effet elle correspond parfaitement à l'idée de violence, de puissance de cette musique. Il faut néanmoins ne pas faire d'amalgame : si tous les groupes de cette esthétique ont forcément un jour été confronté à ces d'idées, beaucoup ne s'y sont pas assez intéressés pour influencer leur mode de vie. Les thèmes occultes ont aussi contribué à une sorte d'introspection culturelle, et le plus souvent bâti l'image du « méchant métalleux » avant de servir des idées. Il faut aussi savoir que la prétendue Église Satanique aux États-Unis a d'abord été une mode à laquelle ont contribué Led Zeppelin mais aussi des formations à l'esthétique bien moins extrême tels les Eagles, ou les Beatles.

Même en étant en total désaccord avec de tels agissements, il faut admettre ce passé comme constituant de la musique Métal moderne, et assurément faire la part des choses entre l’idéologie des textes et de la mise en scène (la promotion démesurée en est déjà une), la simple mode, qui est devenue presque un fond de commerce chez certains des anciens très assagis, et le fait musical. Les messages explicites d'appel à la violence ou au satanisme sont rares voire inexistants. Le Satanisme est représentatif du Métal dans le sens où il est un enjeu politique : c’est alors une simple dérive du nihilisme, une réponse à la morale chrétienne ancrée dans la culture occidentale et encore liée à la politique, notamment aux États-Unis.


B) Violence contre Puissance

La musique métal revêt de par sa nature un aspect violent, voire très violent, lié comme nous l'avons vu à des idéologies, des contextes sociaux. Elle révèle sûrement un aspect masochiste du public et de l’être humain plus généralement. Nous y trouvons une volonté de destruction par la saturation, un volume sonore du moins incroyable sinon insensé, des évènements de masse qui sont une négation du « moi » dans la foule et les décibels.

Cette manière occidentale d'appréhender la musique vivante (c'est-à-dire assister de façon passive à un spectacle) y côtoie cependant un aspect social fort. La notion de slam, où un spectateur tout à fait anonyme monte sur scène et saute dans une foule qui va le porter et le faire voyager dans la salle, au-dessus d'elle, en est une bonne preuve. Le Métal peut alors être comparé à une sorte de communion dans une agression sonore enveloppante. Cette musique d'énergie reste fortement liée au corps et sa résonance, dansé. Les enjeux de la production sonore, la rapidité d'exécution, la puissance sonore (comme pour la caisse claire de Tomas Haake, batteur de Meshuggah, qui est puissante mais pas agressive), la bonne sonorisation et le réglage précis du matériel sont autant de preuves d'une volonté de puissance et de perfection.


1.13 - Popularisation

Pour Spinoza Ray Prozac, l'influence musicale du Métal et de la culture métal sont des “indicateurs de pénétration des idées dans la culture mondiale au moins inconsciemment, où le symbolisme, l'esthétique et la nature communicative de la structure comme métaphore du Métal en tant qu'art fait effet”. Nous observons un phénomène de mode depuis quelques années avec des groupes tels Incubus, Korn au niveau mondial, ou Pleymo en France. Celui-ci n'est-il pas un moyen pour les sociétés occidentales d'absorber une rebellion comme elle a pu le faire auparavant, par la commercialisation à grande échelle qui engendre une banalisation de l'objet et la mise en avant de la forme au détriment du fond ? Ainsi, Ozzy Osbourne, membre fondateur de Black Sabbath, possède aussi sa facette de promoteur de la musique métal avec la OzzFest (tournées et festivals aux États-Unis et dans le reste du monde), et accessoirement de héros d'une série-fiction très populaire sur la famille Osbourne.

source: http://www.matthieu-metzger.fr.st

c'est extrait de sa maitrise en musicologie sur le metal et + particulierement sur le groupe meshuggah.

si ça peut t'aider par rapport au metal et à l'idéologie.
mon myspace de merde:
http://www.myspace.com/ttof

mon blog de merde: http://sunno00.skyblog.com/index.html
Teurgoule
Who j'avou jai un peu lut en diagonale mais en voila quelque chose de captivant je lirai mieu plus tard.
EroWheel
bruitanche a écrit :
Musique Métal

Le Métal, tout comme la majorité des musiques populaires du vingtième siècle, est fortement lié à l'industrie du disque dans le sens où celle-ci impose son standard en matière de support matériel, de durée, de sonorité, de production. Si le Rock'n Roll est né dans les années cinquante avec l'essor de l'industrie phonographique, le Métal est arrivé plus tard, et fort de l'expérience du Rock.

Le rapport de l'auditeur à l'enregistrement s'est d'ailleurs inversé avec l'essor de ce dernier : comme dans beaucoup de domaines, c'est désormais un modèle « à l'américaine » qui régit la production phonographique mondiale. En effet, étant donné la mondialisation des marchés, y compris celui de la musique, on achète désormais un disque pour ensuite, éventuellement, aller écouter l'artiste en concert. Dans un premier temps, la réputation d'un groupe ne se forge plus grâce à sa prestation scénique et vivante.

L'autre aspect du milieu métal, c'est-à-dire l'échange d'enregistrements pirates, de copies, et de démos de groupes locaux, profite aussi de la démocratisation des outils de l'industrie musicale, notamment informatiques et de communication, pour s'auto-produire. Les documents qui nous ont permis, préalablement à l'analyse musicale, de comprendre un tant soit peu le(s) mouvement(s) métal, les esthétiques et les éventuelles idées à la base de celles-ci, sont d'ailleurs principalement tirés de l'Internet. Il s'agit du guide www.allmusic.com, la chronologie d'Éric Lestrade, et l'inégale compilation de « Spinoza Ray Prozac » issue du provocant www.anus.com.

1.11 - Histoire

L'expression “Heavy Metal” apparaît pour la première fois dans la nouvelle Nova Express de William S. Burroughs où l'auteur dépeint une société fictive de haute technologie et de négation de l'humain. Elle est utilisée à la même époque dans la chanson Born to be Wild du groupe Steppenwolf. Ses paroles résument l'ambiguïté entre la violence, la peur, et la paradoxale attirance pour celles-ci :

I like smoke and lightning

Heavy Metal thunder

Racing with wind

And the feeling that I'm under



L'histoire du Métal depuis ses origines donne une impression globale de questions-réponses entre la vieille Europe, principalement l'Angleterre (mais aussi la Scandinavie, l'Allemagne), et les États-Unis. En effet, la naissance des courants principaux s'opère toujours par réaction à un aspect trop brut et violent de la musique ou, au contraire, trop populaire et trop commercial. Dans le premier cas, le Métal, de par son caractère rock « universel » s'adapte aux particularismes locaux (comme dans la musique du groupe Sepultura par exemple), se métisse, ou s'assagit, se popularise et se commercialise mieux. Dans le second, un retour s'opère aux bases du Heavy Metal, qui revêt un caractère toujours plus violent, comme pour la naissance du Black Metal ou du Death Metal.

A partir de l'après deuxième guerre mondiale, le Rock, de langue anglaise et de culture américaine, s'exporte. Né avec les enfants du baby-boom, il est un genre musical en devenir apprécié universellement. Il est donc naturel que deux groupes anglophones de la fin des années soixante soient à l'origine du Métal.

Le groupe anglais Led Zeppelin annonce premièrement la musique hard rock (littéralement « rock dur »). Ce groupe issu des Yardbirds joue à l'origine du Blues-Rock. Jimmy Page, guitariste et John Paul Jones, bassiste sont déjà, avant la formation du groupe, des musiciens de studio reconnus. Led Zeppelin va tout de suite s'orienter vers un style parfois nommé « Heavy Blues » étant donné la violence de l'interprétation. Au-delà de la musicalité et des influences du groupe, c'est la puissance de la batterie, de la guitare et de la distorsion, la voix parfois criée et suraiguë de Robert Plant qui ouvrent le chemin aux musiques plus extrêmes. Il existe certes des différences entre le Hard Rock et le Métal (notamment en ce qui concerne la technique de chant, qui peut définir à elle seule un des sous-genres de ces musiques), mais les deux vont par la suite beaucoup s'influencer pour finalement être difficile à séparer.

Il nous faut noter que Led Zeppelin a aussi eu beaucoup d'importance en terme économique, social et d'image. Outre les « on-dit » sur les penchants pour l'occultisme de certains de ses membres, cette musique est aussi liée à la démesure des tournées mondiales, des shows durant parfois plus de trois heures, et des profits engendrés.

Le deuxième groupe, également anglais, “moins subtile, mais plus déterminant” comme le décrit le guide www.allmusic.com, est Black Sabbath, groupe de Blues-Rock à l'origine, et passionné par l'occulte et l'effet des drogues. La voix reste chantée (même si elle sonne « poussée ») et le jeu instrumental doit aussi beaucoup au Blues-Rock de l'époque, avec cependant une sonorité de guitare plus saturée, plus distordue10. Cette naissance du Heavy Metal se déroule parallèlement avec la fin de la musique psychédélique et le début du Rock progressif, catégories avec lesquelles le nouveau genre peut alors être un peu confondu.

Aux États-Unis, le courant apparaît sous une forme plus accessible et spectaculaire, avec des groupes comme Alice Cooper, Kiss, Aerosmith, Van Halen, AC/DC. La réaction du vieux continent au milieu de la décennie 70 est une sorte de retour aux sources avec la naissance d'une musique plus rapide et plus menaçante : la New Wave of British Heavy Metal (avec notamment les groupes Judas Priest, Iron Maiden, Motörhead). Celle-ci influence elle-même la naissance du courant thrash dans les années 80, allant à l'encontre d'une nouvelle dérive pop du genre qui commence à entrer dans les classements de ventes. Le Thrash Metal (appelé aussi Speed Metal par certains) est rapide, à l'écriture complexe, très technique instrumentalement, parfois mélodique, et s'inspire aussi du mouvement hardcore / punk (lui-même anglais). Les meilleurs représentants du genre ont pour nom Metallica, Slayer, Anthrax, Megadeath. Si nous considérons la musique métal comme un signal d'alarme social, cette surenchère de technique et de violence peut aussi être une réaction par rapport à l'« American Way Of Life » et la société de consommation de l'époque.

A partir des années quatre-vingt-dix, le Métal s'ouvre à de nouvelles influences à l'image de l'évolution post-moderne de nos sociétés : le courant grunge, les influences hip-hop, la musique électronique viennent s'y mêler. Le son rock et distordu, l'important volume sonore, le côté spectaculaire de la musique sont rentrés dans les moeurs mondiales. L'omniprésence des médias permet à ceux-ci de tirer parti du potentiel économique de cette musique de plus en plus populaire, ce qui influe en retour sur la création musicale et l'appréhension de cette partie visible du milieu Métal par le grand public. De plus, l'évolution technologique permet la démocratisation d'outils d'enregistrement de qualité, et d'auto-promotion avec l'Internet principalement.

Dans le même temps, le côté underground du Métal (authentique ou puriste selon les visions), même s'il peut bénéficier d'une manière ou d'une autre de la notoriété de groupes plus sages et plus commerciaux, se durcit. Deux styles dérivés du Thrash, encore plus rapides et plus violents, émergent : Death Metal et Black Metal13, ainsi que plusieurs autres de façon locale d'abord.

Nous voyons donc que la musique métal est une forme de musique violente très récente issue de Blues et du Rock, et qui a considérablement évoluée en trois décennies. Accumulant les influences, elle a aussi engendré une multitude de sous-genres partout dans le monde, ce que nous montre le tableau d'Éric Lestrade.

Figure 1 : Chronologie de la musique métal d'Éric Lestrade

http://www.multimania.com/ericlestrade/


1.12 - Idées

Né d'un Blues-Rock confronté à l'essor de l'amplification électrique à laquelle ont largement contribué The Who, Jimi Hendrix, ou Cream par exemple, le Heavy Metal n'est pas coupé de la musique rock. Il en est une forme spéciale, “la plus extrême en volume, en violence, en théâtralité, et parfois dans l'idéologie même”. S'il a toujours pu être controversé et considéré comme une musique pour adolescents ou un refuge musical pour satanistes, le Métal conserve une certaine constance, a généré beaucoup de styles, et possède un fort potentiel underground, car il est une musique volontaire : les premières preuves en sont la multitude de concerts amateurs ou pas, le relatif bénévolat des musiciens (surtout dans le courant Hardcore), et la démarche de fans qui diffusent les informations et les tracts.

“Mon unique propos a toujours été de m'exprimer.” Cette phrase de Paul Stanley, membre de Kiss, telle que nous la donne Spinoza Ray Prozac, résume parfaitement le côté hédoniste des musiques Hard Rock et Métal. Il se ressent dans leur aspect scénique, où l'hédonisme est mode d'expression de lui-même. Le volume sonore important, l'expression tribale des percussions, la « lourdeur » du son créent un rapport tellurique à la réalité. La définition que Spinoza Ray Prozac nous donne du Métal, d'un point de vue philosophique, est claire et convenable : un nihilisme existentialiste. En outre, le parallèle avec la philosophie de Nietzsche, notamment avec les notions de surhomme, de volonté de puissance, est possible mais relatif.

D'un point de vue social, le Métal peut être considéré comme une contre-culture, une réaction apolitique contre un système, et comparé à la musique punk en tant que signal d'alarme. Nous pouvons aussi y retrouver des valeurs proches de celles d'un romantisme désabusé (vision nihiliste du monde), introspectif, aux sentiments exacerbés et fasciné par une mort salvatrice. Techniques musicales mises à part, il n'est pas impossible d'établir des correspondances avec les univers désabusés de Schubert, Schumann, des poètes qui les ont influencés, ou de l'expressionnisme allemand.

Cette musique est fascinée par le chaos, la mort et la souffrance, omniprésents dans les textes et les compositions même. En plusieurs points, elle s'oppose à une société occidentale qui a basé ses principes sociaux, individuels et mystiques sur une vision judéo-chrétienne du monde, la polarité du bien et du mal, le tabou de l'enfer, etc. Socialement, le Métal possède alors une nouvelle “image attractive [et structurante] pour des légions de jeunes de banlieues désabusés”. La rupture avec la société n'est évidemment pas totale, étant donné que cette contre-culture, “méthode d'examen de la peur et du désespoir” comme la définit Spinoza Ray Prozac, a pour armes les outils de composition occidentaux et l'instrumentation du Rock. Le Métal puise sa force dans l'ambiguïté : chaos sonore et précision rythmique, folie destructrice et rédemption. Elle ne peut être considérée ni comme une agression apocalyptique, ni comme une complète catharsis.


a) Satanisme et Occultisme

L'intérêt pour les choses occultes et le « culte de Satan » a toujours été lié à l'image du Métal (genre lointainement issu du Blues, lui-même déjà décrit comme une musique du diable dès ses origines). En effet elle correspond parfaitement à l'idée de violence, de puissance de cette musique. Il faut néanmoins ne pas faire d'amalgame : si tous les groupes de cette esthétique ont forcément un jour été confronté à ces d'idées, beaucoup ne s'y sont pas assez intéressés pour influencer leur mode de vie. Les thèmes occultes ont aussi contribué à une sorte d'introspection culturelle, et le plus souvent bâti l'image du « méchant métalleux » avant de servir des idées. Il faut aussi savoir que la prétendue Église Satanique aux États-Unis a d'abord été une mode à laquelle ont contribué Led Zeppelin mais aussi des formations à l'esthétique bien moins extrême tels les Eagles, ou les Beatles.

Même en étant en total désaccord avec de tels agissements, il faut admettre ce passé comme constituant de la musique Métal moderne, et assurément faire la part des choses entre l’idéologie des textes et de la mise en scène (la promotion démesurée en est déjà une), la simple mode, qui est devenue presque un fond de commerce chez certains des anciens très assagis, et le fait musical. Les messages explicites d'appel à la violence ou au satanisme sont rares voire inexistants. Le Satanisme est représentatif du Métal dans le sens où il est un enjeu politique : c’est alors une simple dérive du nihilisme, une réponse à la morale chrétienne ancrée dans la culture occidentale et encore liée à la politique, notamment aux États-Unis.


B) Violence contre Puissance

La musique métal revêt de par sa nature un aspect violent, voire très violent, lié comme nous l'avons vu à des idéologies, des contextes sociaux. Elle révèle sûrement un aspect masochiste du public et de l’être humain plus généralement. Nous y trouvons une volonté de destruction par la saturation, un volume sonore du moins incroyable sinon insensé, des évènements de masse qui sont une négation du « moi » dans la foule et les décibels.

Cette manière occidentale d'appréhender la musique vivante (c'est-à-dire assister de façon passive à un spectacle) y côtoie cependant un aspect social fort. La notion de slam, où un spectateur tout à fait anonyme monte sur scène et saute dans une foule qui va le porter et le faire voyager dans la salle, au-dessus d'elle, en est une bonne preuve. Le Métal peut alors être comparé à une sorte de communion dans une agression sonore enveloppante. Cette musique d'énergie reste fortement liée au corps et sa résonance, dansé. Les enjeux de la production sonore, la rapidité d'exécution, la puissance sonore (comme pour la caisse claire de Tomas Haake, batteur de Meshuggah, qui est puissante mais pas agressive), la bonne sonorisation et le réglage précis du matériel sont autant de preuves d'une volonté de puissance et de perfection.


1.13 - Popularisation

Pour Spinoza Ray Prozac, l'influence musicale du Métal et de la culture métal sont des “indicateurs de pénétration des idées dans la culture mondiale au moins inconsciemment, où le symbolisme, l'esthétique et la nature communicative de la structure comme métaphore du Métal en tant qu'art fait effet”. Nous observons un phénomène de mode depuis quelques années avec des groupes tels Incubus, Korn au niveau mondial, ou Pleymo en France. Celui-ci n'est-il pas un moyen pour les sociétés occidentales d'absorber une rebellion comme elle a pu le faire auparavant, par la commercialisation à grande échelle qui engendre une banalisation de l'objet et la mise en avant de la forme au détriment du fond ? Ainsi, Ozzy Osbourne, membre fondateur de Black Sabbath, possède aussi sa facette de promoteur de la musique métal avec la OzzFest (tournées et festivals aux États-Unis et dans le reste du monde), et accessoirement de héros d'une série-fiction très populaire sur la famille Osbourne.

source: http://www.matthieu-metzger.fr.st

c'est extrait de sa maitrise en musicologie sur le metal et + particulierement sur le groupe meshuggah.

si ça peut t'aider par rapport au metal et à l'idéologie.








Super interessant
I don't need another kind of green ....
papibouzou
Je veux rien dire, mais là le devoir il est fait; l'auteur du topic n'aura plus rien à écrire de lui même. Il doit quand même faire travailler ses méninges. Ceci dit il faudrait quand même pas généraliser et mettre tout le monde dans le même sac. C'est comme en politique tous les racistes ne sont pas au front national; j'en connais qui sont de gauche ou de droite et qui sont plus extrèmistes que Le pen. Il faut rester objectif, la lutte contre le racisme, elle est à tous les niveaux, évitons les catalogues; là je trouve dommage que tu es ciblé ton topic (rock (métal et punk)). Par exemple, je ne vois pas beaucoup de noirs au gouvernement, tous comme au niveau des dirigeants des partis politiques; ils sont tous blancs quand même; il n'y a pas beaucoup de maghrébins non plus; ni d'asiatiques. C'est bien de dire haut et fort qu'il ne faut pas être raciste mais il faut montrer l'exemple. Moi, j'aimerais bien un premier ministre noir; le maire de New York, l'est bien (il me semble)
Parce que le cannabis; c'est aussi la galère. Parlez en.
http://forum.doctissimo.fr/san(...)1.htm
VAiHalen
Jai rien lu du topic , mais juste un truc , le racisme nest pas du a une musique mais a la connerie humaine.
Stratocasteur
Au fait, le gros texte jlavait deja lu , mais quel rapport avec le racisme ?
Influences : Rancid, Guns n' Roses, Velvet Revolver, Metallica, Megadeth, Less Than Jake, Bérurier Noir, Children Of Bodom, Satyricon.

Mon groupe >>>>> http://kittenrage.fr.st
Julien Maiden
Stratocasteur a écrit :
Au fait, le gros texte jlavait deja lu , mais quel rapport avec le racisme ?


Je vais te tuer jusqu'à ce que tu sois mort...
Teurgoule
et bien ce "gros texte" souligne tous de meme que la musique et la metal en l'ocurence peu porter des idée extremes donc moi je voi un rapport.
SUNNO
  • SUNNO
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  • Publié par
    SUNNO
    le 10 Oct 2004, 10:33
Julien Maiden a écrit :
Stratocasteur a écrit :
Au fait, le gros texte jlavait deja lu , mais quel rapport avec le racisme ?




l'auteur de ce topic, au cours du topic, sur la page précédente il me semble, a décidé de recentrer son exposé sur le metal et sur les préjugés que ce courant musical et culturel traine comme un boulet au pied.

ma citation avait pour but:
d'une part, de clarifier et définir le metal, ce qui sert donc à un exposé (car tt le monde ne sait pas forcément ce que c'est , d'où sa vient..)
d'autre part, de montre avec un oeil objectif et impartial les themes et aspects du metal, qui font l'objet ou non de préjugés (idéologie, textes sataniques...)
mon myspace de merde:
http://www.myspace.com/ttof

mon blog de merde: http://sunno00.skyblog.com/index.html
SUNNO
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  • Publié par
    SUNNO
    le 10 Oct 2004, 10:34
masxs a écrit :
pffffffff... je suis en train de me poser justement la question du "est ce que je vais faire mon travail la dessus?" et ca m'énerve..

je me demande si je ferais pas mieux de faire sur les préjugés du metal, en demontrant que ce que pense la majorité de la population est fausse.. et consacrer alors une partie sur le racisme, pour montrer que c'est bel et bien present mais que c'est minoritaire...


voici la preuve ci dessus (eh oui les gars, il faut tt lire)
mon myspace de merde:
http://www.myspace.com/ttof

mon blog de merde: http://sunno00.skyblog.com/index.html
CŸD
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    CŸD
    le 10 Oct 2004, 10:42
Très intéressant ..; d'ailleurs la thèse en entier ( c'est une thèse au moins ? lol ) est captivante.
SUNNO
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    SUNNO
    le 10 Oct 2004, 11:28
encore un truc peut etre intéressant:

www.postchrist.fr.st

qui propose:

- Un mémoire universitaire (maîtrise d'histoire culturelle) de 300 pages sur le Black Metal soutenu à la Sorbonne. Il figure dans la rubrique "Black Metal" à la section "analyse" (plusieurs autres textes à contour musicologique et historique).
[i]le chemin: analyse>>themes abordés>>étude du black metal (mémoire universitaire)
voila, puis il vous suffit juste ensuite de selectionner(à gauche) les chapitres que vous désirez lire.

- Une rubrique "Réflexions" avec une trentaine de textes aboutis sur tout ce qui touche au Black Metal.

bonne lecture :-)
mon myspace de merde:
http://www.myspace.com/ttof

mon blog de merde: http://sunno00.skyblog.com/index.html
Stratocasteur
bruitanche a écrit :
encore un truc peut etre intéressant:

www.postchrist.fr.st

qui propose:

- Un mémoire universitaire (maîtrise d'histoire culturelle) de 300 pages sur le Black Metal soutenu à la Sorbonne. Il figure dans la rubrique "Black Metal" à la section "analyse" (plusieurs autres textes à contour musicologique et historique).
[i]le chemin: analyse>>themes abordés>>étude du black metal (mémoire universitaire)
voila, puis il vous suffit juste ensuite de selectionner(à gauche) les chapitres que vous désirez lire.

- Une rubrique "Réflexions" avec une trentaine de textes aboutis sur tout ce qui touche au Black Metal.

bonne lecture :-)


Merci pour ce lien, c'est passionant
Influences : Rancid, Guns n' Roses, Velvet Revolver, Metallica, Megadeth, Less Than Jake, Bérurier Noir, Children Of Bodom, Satyricon.

Mon groupe >>>>> http://kittenrage.fr.st
wil78
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    wil78
    le 10 Oct 2004, 12:36
VAiHalen a écrit :
Jai rien lu du topic , mais juste un truc , le racisme nest pas du a une musique mais a la connerie humaine.


Peut être mais il est loin d'être uniformement reparti. On ne parle pas de cause mais de faits.
masxs
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  • Publié par
    masxs
    le 10 Oct 2004, 12:38
pour ceux qui se demande pourquoi je fais sur la musique...ben parce que je suis en option art...je vais pas faire sur la politique donc..

et pour le truc de bruitanche : merci mec!!! c'est un super bon truc, je pourrais m'en servir comme note bibliographique...

donc comme précisé en haut, j'arrete le racisme, et je fais sur les préjugés dans le metal (avec en fin de travail la question : le metal est-il seul dans l'extreme?)

en fait, ce qu'il me fallait absolument, c'est de references, ou je puisse trouver mes infos, aussi non, mon travail serait refuser..

je pense que ca devrait aller...

encore merci, mais si vous avez encore des trucs, c'est le bienvenu...
wil78
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  • Publié par
    wil78
    le 10 Oct 2004, 12:53
bruitanche a écrit :
encore un truc peut etre intéressant:

www.postchrist.fr.st

qui propose:

- Un mémoire universitaire (maîtrise d'histoire culturelle) de 300 pages sur le Black Metal soutenu à la Sorbonne. Il figure dans la rubrique "Black Metal" à la section "analyse" (plusieurs autres textes à contour musicologique et historique).
[i]le chemin: analyse>>themes abordés>>étude du black metal (mémoire universitaire)
voila, puis il vous suffit juste ensuite de selectionner(à gauche) les chapitres que vous désirez lire.

- Une rubrique "Réflexions" avec une trentaine de textes aboutis sur tout ce qui touche au Black Metal.

bonne lecture :-)


Merci pour le lien. J'ai lu en diagonale mais quelques trucs sont quand même dérangeants la dedans je trouve.
"on peut être nationalistes sans être facistes ou raciste" on dirait une phrase de Le pen qui se defend.
Surtout le truc qui me surprend le plus c'est qu'il ne s'agit pas d'expliquer ce qu'est le black metal "théorique", il faut aussi comparer aux comportements réels. Il admet rencontrer beaucoup de crétins et du coup, on dirait qu'il redéfini le terme blackist pour qu'ils en sortent.
Bref c'est peu clair et peu convaincant mais ça a le mérite d'éclairer pas mal de points.

En ce moment sur bla bla et guitare...