Redstein a écrit :
Mashatte, contrairement au carniste, le vegan ne cherche pas à oublier quoi que ce soit : il regarde les choses en face
Et contrairement au carniste influent dont la prospérité repose sur la torture et le massacre, le vegan ne téléguide pas des godillots parlementaires pour faire interdire tel ou tel mot susceptible de nuire à son chiffre d'affaires
meringue a écrit :
Mouai...depuis que l'homme chasse, il tue et mange les animaux morts. Donc oui, ce sont des cadavres (il manquerait plus qu'on les mange vivants). J'assume complètement d'être un carnassier. Le problème pour moi n'est pas tant de manger de la viande, et le problème n'est pas moral pour moi, car depuis l'ère préhistorique, l'homme se nourrit de viande, comme la plupart des mammifères (j'entends déjà la morale antispéciste grimper au rideau: "oui, mais l'homme a évolué, tu manges un être qui était vivant..., tu n'es pas pour la vie"...bon, ben désolé, j'aime le rôti de porc! ). Non, objectivement, ce qui inquiétant, c'est la consommation et la production massive de viande qui est un des facteurs qui détériorent la biodiversité, et donc la survie de...la vie. Je consomme de la viande une à deux fois par semaine, voire parfois pas du tout. Tout le monde devrait essayer d'en faire de même afin de réduire son empreinte carbone, entre autre. Pour autant, la morale antispeciste, comme toute morale, est toujours inquisitrice et les pourfendeurs de toute morale cherchent toujours à l'imposer aux autres, et à part créer des conflits, toute moralisation ne fait rien avancer.
Oui, laissons la morale aux religieux, ça va forcément bien se passer
Mais sinon, tu te rassures en te disant que faire ce que faisaient nos ancêtres est forcément une bonne chose : comme si toute tradition était bonne en soi...
Merci pour l'analyse, j'en parlerai à mon psy. Plus sérieusement, aucun besoin de me rassurer. Je me sens d'ailleurs pas du tout obligé de me justifier. Perso, la morale sous entendue m'en chatouille à peine une sans réveiller l'autre. Ceci dit, c'est amusant que tu relèves ce qui me semble être totalement insignifiant, alors que le fond du problème est une production et une consommation de viande de masse devenue incontrôlée, voire incontrôlable. Vegans, antispecistes, végétariens chacun fait ce qu'il veut, ce sont des choix personnels. Mais il y a bien dans leur démarche, et faussement dissimulée dans ton discours, une forme de culpabilisation, et donc de morale. Et ce sont toujours des moyens foireux qui n'aboutissent pas réellement, voire jamais aux résultats escomptés. La prise de conscience ne peut être que personnelle.